Edito



mardi 12 mars 2019


L’impératif de cohésion sociale au cœur de notre action depuis 10 ans !

 

En France, 65% des personnes pauvres vivent dans les grandes villes. La crise sociale qui frappe notre pays, symbolisée par le mouvement des Gilets Jaunes, doit nous interroger sur l'impact des politiques menées tant nationalement que localement : redistribution des richesses, aménagement du territoire, réduction de la fracture territoriale entre villes et périurbain mais aussi entre villes-centres et banlieues.

Depuis 2008 Metz se transforme grâce à des programmes d’habitat équilibrés et ambitieux et une démarche de reconversion des friches : Manufacture des Tabacs, Hôpitaux Bon Secours, Sainte-Croix et Saint André ou Caserne Desvallières.


Dans ces nouveaux quartiers, notre action déterminée en faveur de la mixité sociale a abouti à une situation où l’on ne distingue plus désormais ce qui relève de l’habitat aidé ou de l’habitat privé. Nous ne construisons plus de quartiers « réservés » avec, d’un côté, des habitants de catégories favorisées et de l’autre, des populations défavorisées.

Cette politique s’inscrit dans une démarche d’urbanisme équilibrée qui vise à changer l’image des quartiers populaires en s’appuyant notamment sur les transports en commun. Ainsi, la ligne du METTIS a permis l’arrivée, à ses deux extrémités, de la Boite à Musique (BAM) à Borny et l’AGORA, médiathèque centre social, à Metz Nord.

Dans ces quartiers, la mixité ne se décrète pas, elle se construit patiemment. Le nouveau programme de rénovation urbaine (NPRU) qui concernera les quartiers de Metz-Nord, Borny et Bellecroix, se déclinera autour d'un projet centré sur l'attractivité des écoles du quartier, la diversification de l'habitat et la réhabilitation des logements par les bailleurs sociaux.


Depuis 2017, le pouvoir en place a envoyé beaucoup de signaux contradictoires aux habitants des quartiers populaires et aux plus précaires. Un premier signal positif leur avait été adressé avec l’augmentation du budget de l’Agence de Rénovation Urbaine (ANRU), mais c’est oublier que c’est l’ensemble des employeurs qui financent aujourd’hui la construction de logements en France avec leur cotisation au 1% logement et non pas l’Etat.  Par ailleurs, la décision de réduire les allocations logement a entrainé une baisse de recettes pour les organismes HLM et sera lourde de conséquences car les bailleurs sociaux vont avoir du mal à maintenir leur niveau d’investissement dans les logements.

A Metz, nous poursuivrons notre politique de justice sociale, seul véritable rempart contre la montée des populismes qui menacent la cohésion sociale.

 

Sélima SAADI

Adjointe à la Politique de la Ville

Membre du groupe "Engagé·es pour Metz !"

 

Édito

L’impératif de cohésion sociale au cœur de notre action depuis 10 ans !

En France, 65% des personnes pauvres vivent dans les grandes villes. La crise sociale qui frappe notre pays, symbolisée par le mouvement des Gilets Jaunes, doit nous interroger sur l'impact des politiques menées tant nationalement que localement : redistribution des richesses, aménagement du territoire, réduction de la fracture territoriale entre villes et périurbain mais aussi entre villes-centres et banlieues.

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Communiqué de Presse

Communiqué de Mme Isabelle KAUCIC

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